[TRILOGIE de l’été, acte 2] L’économie de la connaissance.

Épisode 2 – Économie de la connaissance

Introduction – Idriss Aberkane

Comment ne pas tout simplement commencer par citer l’accroche d’Idriss Aberkane pour introduire le concept de l’économie de la connaissance :

« Imaginez une économie dont la ressource principale est infinie. Imaginez une économie dotée d’une justice intrinsèque, une économie qui facilite et récompense le partage, une économie où le chômeur a davantage de pouvoir d’achat que le salarié, une économie où 1 et 1 font 3, une économie dans laquelle tout le monde naît avec du pouvoir d’achat et où, enfin, le pouvoir d’achat ne dépend que de vous-même. »

Source : Caissedesdepots.fr

1- La « nooéconomie » – croissance exponentielle et ressources infinies !

La « nooéconomie » ou économie de la connaissance, telle que je l’interprète, c’est le fait d’appuyer son économie sur une valeur immatérielle et dénuée de besoins directs en ressources matériels : la proposition de valeur n’est pas dans la matière mais dans l’intellectualité que nous mettons autour d’elle. Or si lorsque l’on transmet, donne ou vend un bien matériel, on ne le possède finalement plus, lorsque l’on transmet une connaissance, on la possède toujours car il est, aux dernières nouvelles, impossible de l’écraser comme l’on pourrait le faire sur un ordinateur.

 

Ainsi, si la monnaie d’échange est la connaissance et non plus la ressource, 1 + 1 = 3 : si je combine une connaissance avec une autre, j’en obtiens une troisième mais, à l’inverse des matériaux, je possède également les deux connaissances préalablement combinées pour en faire une troisième. Partant de ce principe, la croissance de l’économie de la connaissance est à la fois exponentielle et infini.

2- David contre Goliath

Si ce concept mérite encore d’être travaillé puis vulgarisé, il s’inscrit totalement dans les démarches de développement durable citées dans mes précédents articles et peut potentiellement répondre à beaucoup d’enjeux de notre époque. En un sens, elle surpasse l’économie circulaire car plus que de préserver les ressources, elle les décuple ! Néanmoins, l’une ne remplace pas l’autre, elles sont complémentaires.

“1+1=3” handwritten with white chalk on a blackboard

A mon avis, l’un des meilleurs exemples d’économie de la connaissance est sans aucun doute le cas de la Corée du Sud. Comment un si petit pays, si pauvre en ressource comparé à son presque voisin russe, peut avoir une économie bien plus florissante que ce dernier ? C’est très simple : par la connaissance ! Et c’est la raison pour laquelle vous avez sûrement dans votre salon, votre main ou devant vos yeux, des composants qui ont été inventés par les coréens et vous permettent de lire l’article que je vous propose aujourd’hui. Pas mal quand même ?

3- Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin !

Avec l’exemple de la Corée du Sud, on comprend une nouvelle fois que je n’évoque pas un concept nouveau, qui peut à lui seul résoudre les problématiques sociétales actuelles, mais un outil pour penser différemment notre économie et notre manière de consommer. D’ailleurs nous n’avons rien à envier au modèle social coréen qui, à mon avis, dépasse largement l’envie d’égaler leur « capacité intellectuelle moyenne »… On dira plutôt que l’on a identifié une bonne pratique, un modèle qu’il ne faut pas forcément copier mais dont il faut sûrement s’inspirer.

Cela étant dit, même si on achète de plus en plus naturellement de l’immatériel à défaut de matériel (une application mobile ou un film en streaming par exemple), l’économie de la connaissance ne peut à elle seule révolutionner notre manière de consommer. En effet, la plupart du temps, la consommation de la connaissance s’appuie sur des supports matériels (dans notre exemple précèdent un téléphone portable, une télévision, une tablette, un ordinateur…etc.) et donc des ressources potentiellement non renouvelables ou non valorisées. Néanmoins, couplé à d’autres bonnes pratiques telles que l’économie de la fonctionnalité, ce modèle de croissance peut se révéler vertueux à la fois d’un point de vue économique, social et environnemental.

Conclusion : Je suis entrepreneur de la connaissance

La « nooéconomie », encore un levier pour révolutionner notre manière de consommer et vertueux à condition d’être combiné avec d’autres leviers qui répondent mieux à nos problématiques incompressibles de besoins matériels.

En tous cas, aujourd’hui, j’ai moi aussi participé à l’économie de la connaissance. En effet, si cet article, je vous l’accorde, est assez léger et manque sûrement d’exemples d’applications, vous ne m’enlèverez pas le fait que je vous ai partagé un peu de connaissance. Ainsi, je l’espère, vous avez pris conscience d’un concept évident concernant l’économie de la connaissance : 1 + 1 = 3. C’est d’ailleurs la principale démonstration que je voulais faire avec l’espoir que chacun d’entre vous puisse combiner cette connaissance avec une autre puis une autre…etc.

Cet article vous a plu ? Rendez-vous à la rentrée pour le troisième et dernier épisode de cette trilogie de l’été dans lequel l’économie prend cette fois-ci la couleur de vos vacances ! 😉

Cet article vous a été proposé par Hugo 

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