Changement climatique : je te connais, mais je ne te vois pas. Que puis-je faire pour toi ?

Le changement climatique

Le changement climatique, ces quelques mots, aujourd’hui une bonne partie des citoyens les assimilent à un phénomène naturel créé par l’homme. Un phénomène dangereux pour l’homme lui-même.

Cependant, cette menace est souvent projetée dans un futur si lointain que peu de personnes pensent qu’ils la connaîtront de leur vivant !

Il s’agit d’une erreur, car le changement climatique a été démontré plus d’une fois, par des indicateurs aussi variés les uns que les autres, qui attestent d’ores et déjà de la présence du phénomène.

En passant par les données spectaculaires comme les catastrophes naturelles, les records de températures, les inondations qui ont plus que triplé depuis les années 60. Ou bien des indicateurs plus discrets, tels la baisse des rendements de la production de blé et de maïs qui ont chuté respectivement de 2 % et 1,2 % entre 1960 et 2013. Ou encore l’augmentation du niveau des océans de 20 cm entre 1901 et 2010.

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Crédit : Magdalena Pawłowska — 2011

Ainsi le Global Warming est devenu, en raison de son action sur la nature, un phénomène médiatisé. Il est relayé par ses porte-étendards, tels qu’Al Gore ou Nicolas Hulot. De nos jours, l’ensemble des citoyens le connaît et l’assimile à ces drames ou catastrophes.

Cependant, combien de ces mêmes citoyens, ont senti plus de tempêtes ou d’évènements dramatiques liés aux changements du climat, combien ont directement perçu ce phénomène au quotidien ? À vrai dire peu à l’échelle de l’homme.

Mais prenons une vue d’ensemble plus large à l’échelle de la planète. À cette dimension, nous pouvons mesurer son impact sur le vivant. Oui, sur l’ensemble des espèces animales qui partagent notre planète.

De nombreux cas ont été constatés où le changement climatique « casse » des cycles écosystémiques, entrainant un fort taux de mortalité chez une espèce animale. Êtes-vous déjà allé faire un tour dans la salle des espèces menacées ou disparues dans la galerie de l’évolution ? Peut-être avez-vous alors pris conscience que certaines espèces sont proches de l’extinction de masse ?

Pour s’adapter à ce changement qui les met en danger, la solution est souvent la migration vers des zones plus adaptées aux besoins liés au cycle de vie de l’espèce en question. Ces migrations s’appliquent également au végétal, comme l’illustre la phénologie des plantes et plus particulièrement dans la vigne, qui contraint les hommes à effectuer leurs vendanges un mois plus tôt.

L’homme par son activité oblige le vivant à réagir et cette réaction est majeure. Cependant ce mouvement est encore inaperçu à ce jour, car son impact sur notre activité humaine est faible. Néanmoins, il pourrait bien être pire dans les années à venir en ayant des conséquences dramatiques sur des écosystèmes avec lesquels l’homme interagit directement.

En ce début de XXIe siècle, ce péril environnemental commence déjà à se mesurer du côté humain : réfugiés climatiques, compétitions pour l’accès aux ressources naturelles comme fossiles…

L’homme ne doit plus se poser la question de comment l’éviter, mais, maintenant, de comment s’adapter et d’agir à ce changement qu’il crée et ne peut encore percevoir ? … s’il n’est pas déjà trop tard.

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Crédit : Fundacion Ecoeduca « Global warming is leaving many homeless » — 2007

Car le changement climatique est bien présent dans nos sociétés, mais il n’est pas perceptible, bien que le GIEC ait démontré mainte fois les liens entre les activités humaines et ces phénomènes qui pourraient entrainer des conséquences dramatiques.

Nous ne percevons pas ce phénomène avec nos sens, notre corps ne nous met pas en alerte, car nous n’en mesurons pas encore l’impact. Comment pouvons-nous savoir par exemple que la moitié des mammifères est menacé, que certaines espèces de poissons ne se reproduisent plus, que les océans s’acidifient et que nous nous dirigeons vers un monde de moins en moins supportable ?

Percevez-vous un danger immédiat vous poussant à réagir ? La réponse et non et souvent cette situation rapportée à soi, permet cette affirmation déjà trop banale : « si je n’avais pas existé, la situation serait la même ». C’est le premier piège dans lequel il ne faut pas tomber.

Ainsi la question plus générale après ce constat silencieux, mais alarmant serait plutôt de quelle façon, pouvons-nous nous sentir responsables, à l’échelle d’un homme ? Et cette responsabilité aura-t-elle un impact sur notre futur monde ?

Pour répondre à cette question, il faut remonter au début à la fin du XIX siècle. À cette époque, la production de biens à l’aide d’énergies fossiles a permis la consommation de masse. Ainsi l’industrie, pour répondre à cette soif de consommation, a eu recours à une énergie de plus en plus abondante et une extraction de plus en plus intensives des ressources naturelles, bien souvent par des méthodes d’extraction peu scrupuleuses.

Nous avons développé un confort de vie addictif aux ressources produites par notre planète, sans prendre conscience que celles-ci ne se régénéreraient pas aussi vite que notre expansion et notre consommation.

Cependant à cette lointaine (?) époque, l’impact des activités humaines de l’extraction à la consommation était dissocié de leurs impacts naturels. Il s’agissait de deux problématiques séparées. Car à nos yeux nos habitudes de vies et notre un confort bon marché étaient plus prioritaires que leurs conséquences écologiques peu visibles.

Malgré la mouvance climatosceptique réfutant l’impact de l’homme sur le changement climatique, l’ensemble de notre civilisation a désormais conscience des liens entre nos activités et leurs impacts sur notre futur.

Il devient donc légitime aujourd’hui de faire cohabiter ces deux pendants. Sommes-nous prêts à risquer notre modèle social, en reposant les questions fondamentales qui entraîneraient cet éventuel changement d’approche ?

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Oui, mais, comment ? Seule une faible minorité aujourd’hui à l’échelle de l’homme exerce cette cohabitation, prônant la sobriété volontaire, mais cette minorité qui représente une vague de fond n’est encore pas assez organisée afin de permettre un changement citoyen planétaire.

L’évolution véloce de ces derniers siècles a poussé la consommation de ressources et ne nous a pas préparés à ce problème environnemental, qui dépasse les individualités en matière de conséquences, aussi bien à l’échelle de l’habitant que de l’état ou des entreprises.

Comment peut-on mettre en œuvre une responsabilité globale, permettant d’intégrer à la fois la jouissance de nos productions et la préservation de nos ressources ?

Les États peuvent êtres les acteurs les plus à même de permettre l’émergence d’une nouvelle société. C’est ici que nous pouvons peut-être mesurer le succès (ou non) de la COP21, où ces nations ont dit oui à cette future cohabitation. Pourtant, ces mêmes états, restent à l’heure d’aujourd’hui des acteurs et des garent du néo — libéralisme à l’image du futur TAFTA et du présent CETA. Libéralisme à l’origine d’une partie du changement climatique par le modèle de production et consommation linéaire qu’il soutient.

Ainsi, ces intérêts privés réciproques illustrés par ces traités, nécessaires à nos modes de vie primeront-ils sur le destin de l’espèce humaine ? Où permettront-ils l’essor d’une nouvelle économie, moins carbonée, plus circulaire, ouvrant l’opportunité aux citoyens de mieux consommer ? Il est trop tôt pour le dire, mais il n’est pas trop tard pour agir.

Encore une fois, le drame du changement climatique réside dans ce paradoxe. Mais il est trop tard pour être pessimiste. Notre génération est la première à prendre conscience du problème, et à être aussi en capacité de le résoudre.

Les innovations technologiques ou de services, développées par cette même croissance doivent donc, être au service de cet enjeu sans pour autant impacter trop fortement nos modes de vie, afin de garantir une meilleure acceptabilité.

L’équation a pour le moment un résultat inconnu, les États doivent composer d’une part avec le maintien de notre niveau de confort créer par la mondialisation et d’autres part l’intégration de l’impact environnemental dans nos habitudes de vies, sans pour autant imposer une dictature écologique.

De plus, le temps presse,

Les politiques publiques doivent favoriser cette nouvelle démarche à l’image d’un État providence aussi bien au niveau micro-économique ou macro-économique en intégrant le climat dans les règles de fonctionnement du système financier.

Et cela est possible, à l’échelle d’un pays comme la France où le tri sélectif permet à 90 % des habitants de trier leurs déchets. Ou encore à l’échelle d’une agglomération comme à Oslo où la ville octroie de nombreux bénéfices, tels que des parkings gratuits, autoroutes gratuites, circulation en voies de bus aux personnes possédants un véhicule électrique.

Dans ces exemples, le changement de comportement est parfaitement compatible avec la philosophie libérale et la responsabilité individuelle. L’écologie ne veut pas en finir avec le libéralisme comme on pourrait le penser, mais peut être un chemin vers de nouvelles opportunités.

Espérons que ces prises de consciences individuelles permettent à la majorité silencieuse de (re) faire émerger la prise de conscience individuelle permettant de créer ce cercle vertueux nécessaire à la prise de nouvelles décisions.

Il existe en effet une multiplicité d’initiatives écologiques aux 4 coins du monde. Ces « nouvelles » activités sont à ce jour, l’espoir d’un futur changement de nos sociétés par l’initiative de l’homme et laissent entrevoir un changement de possible.

Oui, cela nécessite de changer des habitudes, de faire des tâches plus difficiles, mois confortables et plus chers. Mais nous y avons été éduqués. Ce qui est sur c’est que nous partageons la même conviction d’un monde meilleur, d’une envie de révolutionner nos sociétés. Et pour une fois, c’est un combat qui réunit les peuples sans distinction ethnique, religieuse ou sociale, pour un droit commun et indivisible !

Cet article vous a été proposé par Nicolas nicoweb

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